Voyager Zéro déchet vers le berceau de la transition #1

Pauline, membre de Boucles de la Marne, s’offre des vacances à Totnes (UK), ville chère au cœur de toutes les personnes attirées par la transition écologique. Elle nous explique comment concilier voyage-plaisir et souci de l’environnement avec un objectif : le presque Zéro déchet.

Jeu de piste ludique : dans ce premier article se planque un indice qui vous mènera (avec beaucoup de déduction) à ma première grosse source de déchet dans ce départ de voyage. Réponse dans quelques articles !

EPISODE 1 : LE DEPART

La veille au soir du départ, l’heure des préparatifs a sonné.

Dans mon sac de voyage, outre les vêtements et mon matériel informatique (chargeurs, ordinateur, appareil photo), j’ai glissé mes indispensables.

  • Une trousse de toilette zéro déchet pour quelques jours à l’étranger :

Une pâte dentifrice fait-maison (huile de coco/bicarbonate/HE menthe poivrée) – dans la boîte à cachou FNE.

Une brosse à dents en bambou (site Eco Verde)

Une pierre d’alun

Un savon bio acheté en vrac

Un shampooing solide (Lamazuna)

De l’huile de noisette dans un petit contenant en verre (à gauche)

Et mon bonnet d’âne : mon produit lentille (bouteille plastique recyclable) et mon étui.

 

Que trouve-t-on d’autre dans ce sac ? Un tupperware : si l’envie me prenait de prendre un repas chaud à emporter (burger, plat indien) ou un dessert, ou un produit humide en vrac (fromage à la coupe, encore que les Anglais ne soient pas une référence en matière de fromage ou de produit à la coupe, mais j’y reviendrai).

Mais aussi un bocal-témoin (bocal à confiture, photo de droite) qui recueillera mes déchets non-recyclables accumulés durant cette semaine à l’étranger.

Et un tote-bag en coton, plié. Au.cas.où.

 

Et dans mon tote-bag, qui me sert de sac à main, outre mon portefeuille et mes papiers ?


De gauche à droite : une gourde en inox (Klean Kanteen), un livre (lu pendant le trajet, oups) des sacs en tissus,un bocal avec des noisettes grillées de ma mamie, un pique-nique d’appoint : deux œufs durs, deux clémentines, une pomme, du beurre de cacahuètes en micro-pot, une serviette en tissu,  une fourchette, une cuillère en inox (pas sur la photo), et un parapluie, parce que c’est l’Angleterre.

Sans oublier le mauvais élève : mon pochon de maquillage, ni bio, ni zéro déchet, à peine minimaliste – une crème teintée, une poudre libre, un blush, un khôl (photo à venir en pour complaire à cette sombre période où la transparence règne).

 

CONCLUSIONS ET QUESTIONS :

Le zéro déchet, c’est ultra compliqué ?

Non. Et un peu oui. Mais globalement, non.

J’ai intégré beaucoup de gestes zéro déchet à ma routine (la gourde, la serviette en tissu, les sacs en tissu), donc pour moi le fait de voyager ne crée pas de gros changements.

Mais il est évident que l’anticipation est un atout, et permet d’éviter beaucoup de déchets.

J’ai passé plus de 7 heures dans des trains pour arriver à Totnes depuis Paris, et il est difficile de trouver de la nourriture sans emballage. Le meilleur plan reste de s’armer de sa serviette en tissu/de son tupperware pendant une correspondance pour glaner un cookie, une pâtisserie, un sandwich (oubliez le bio par contre). A bord des trains, vous trouverez peut-être un bar qui vend des fruits mais la plupart des produits sont sur(emballés), et autour de moi, le constat était sans appel : gobelets plastique pour le café, emballage du sandwich, des chips, serviette en papier.

Même remarque pour la France : les bars TGV ne proposent rien en vrac (des fruits ?), tout est en barquette pour les plats chauds. En revanche, il est plus aisé de s’approvisionner dans les gares, même si on ne trouve que des chaînes assez chères (Brioche dorée, Paul,…)

Cookie on the go!

C’est lourd ?

On peut apercevoir des objets en verre dans mes bagages : un bocal à confiture et un micro bocal dans mon grand sac, et la même chose dans mon sac à main.

Le verre, c’est plus lourd que le plastique. La gourde en inox, elle, est assez légère, 145 grammes vide (contre 100 grammes pour une gourde Bobble en plastique de contenance équivalente).

Autant énoncer l’évidence : oui, anticiper (cf plus haut) un voyage en se préparant pour éviter les déchets, c’est inévitablement plus lourd que de partir les mains dans les poches ou presque, en achetant/consommant/jetant au fur et à mesure de son avancée.

Pour autant, il ne s’agit pas de se trimballer avec un barda (erreur de débutante qu’on commet souvent) : quelqu’un de motivé partant moins d’une semaine peut s’en sortir avec une serviette tissu (qui peut faire office de sac à vrac en nouant les côtés) et un bocal (qui peut servir de verre à eau) à mon avis.

N’oublions pas que réduire ses déchets va de paire avec une consommation minimaliste ; je ne me suis pas embarrassée du superflu, ce que n’ont pas manqué de faire remarquer mes hôtes You travel light!

A l’inverse, mon kit de routine n’inclut pas un objet pourtant précieux pour d’autres : le mug thermos nomade (qui permet de fiche la paix à tant de gobelets jetables). J’aime boire du café, du thé, mais pas au point d’en avoir tout le temps avec moi et de ne pas pouvoir attendre de me poser dans un lieu en dur, pour siroter la boisson chaude sur place. Mais ceci est une autre histoire,…

 

A suivre : qu’a à offrir Totnes en matière de politique Zéro déchet ? Quelles erreurs ai-je commises ? Quels déchets ai-je subis ?

Et le plus important : comment choisir entre boire du café britannique (forcément dégueulasse) dont on peut composter le marc facilement et risquer le sachet de thé, source de déchet une fois sur deux ?

 

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