Faire ensemble

Ressourceries, réemploi et défi Familles en transition : donner une seconde vie aux objets dans l'est parisien

Faire ensemble · Publié le 2026-10-27

Vitrine d'une boutique de vêtements d'occasion au rez-de-chaussée d'un immeuble, dans une rue piétonne pavée
Boutique de seconde main à Mayence (Allemagne). Photographie de ManuelB701, CC0. Illustration générale.

Un meuble encore solide, une pile de vaisselle, un vélo d'enfant devenu trop petit : avant la déchèterie ou les encombrants, il existe presque toujours une autre solution. Dans l'est parisien, le territoire Paris Est Marne & Bois gère deux ressourceries et recense une quinzaine d'autres lieux de don, de vente d'occasion et de réparation. Il propose aussi un défi de quatre mois pour réduire ses déchets et son empreinte carbone. Voici comment s'y retrouver.

Qu'est-ce qu'une ressourcerie ?

Le mot désigne un lieu où sont collectés des objets en bon état dont leurs propriétaires n'ont plus besoin. Paris Est Marne & Bois en donne une définition en quatre fonctions :

  1. La collecte des objets, en préservant leur état pour envisager un réemploi, et à défaut un recyclage.
  2. La valorisation, par le tri, le contrôle, le nettoyage et la réparation, pour redonner de la valeur aux objets.
  3. La revente directe, à faible prix et sans distinction de public, qui assure une partie des ressources de la structure.
  4. La sensibilisation à l'environnement, auprès des donateurs, des clients et plus largement des habitants.

À la différence d'un simple dépôt-vente, une ressourcerie a donc un rôle de gestion des déchets : elle détourne de la benne des objets qui y seraient partis, et elle emploie souvent des salariés en insertion ou des bénévoles.

Les deux ressourceries intercommunales

Paris Est Marne & Bois gère en régie deux ressourceries intercommunales : l'une à Fontenay-sous-Bois, avenue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, l'autre à Bonneuil-sur-Marne, route de l'Île-Saint-Julien. Leurs horaires, les catégories d'objets acceptés ou refusés, les modalités de don et les événements sont publiés sur un site dédié, ressourcerie.pemb.fr, qui présente aussi une sélection d'objets disponibles (petit mobilier, chaises, vaisselle…). La ressourcerie de Fontenay-sous-Bois propose par ailleurs des ateliers gratuits pour apprendre à donner une seconde vie aux objets.

Les autres lieux du réemploi recensés par le territoire

La page du territoire consacrée au réemploi et à la réparation cite, à la date de notre consultation :

Avant de vous déplacer avec un coffre plein, vérifiez les jours de dépôt et les objets acceptés : la plupart de ces structures refusent les objets cassés, sales ou dangereux, et certaines ne prennent pas le gros électroménager ou la literie.

Encombrants et déchèteries : en dernier recours

Ce qui ne peut être ni donné, ni vendu, ni réparé relève des encombrants ou de la déchèterie. Paris Est Marne & Bois exerce la compétence de collecte et de traitement des déchets ménagers depuis le 1er janvier 2016. Son service environnement, joignable par téléphone en semaine, oriente les habitants pour la livraison de bacs et de composteurs, la collecte des encombrants, les horaires des déchèteries et les incidents de collecte. Les déchèteries du territoire, comme celles de Champigny-sur-Marne, de Fontenay-sous-Bois ou de Nogent–Le Perreux, servent aussi de points de retrait pour les bioseaux et, à Champigny, pour le prêt d'un petit broyeur de végétaux.

Consommer moins : les outils publics

Le réemploi n'est qu'une partie de la réponse : la meilleure façon de réduire ses déchets reste de moins acheter. Le site public de l'Ademe consacré à la consommation responsable, Longue vie aux objets, rassemble plusieurs outils : un annuaire de bonnes adresses pour emprunter, louer, réparer ou acheter d'occasion ; un guide pour désencombrer ; un « kit voisins solidaires » pour partager, échanger et donner entre voisins ; et un moteur « Que faire de mes déchets ? » pour savoir où déposer un objet hors d'usage.

Le même site rappelle quelques ordres de grandeur, avec leur source : environ 500 kg de déchets produits par habitant et par an, et 36 % seulement des produits abîmés ou en panne qui font l'objet d'une réparation, selon l'Ademe. Il signale aussi que, depuis le 1er septembre 2026, la mise sur le marché des produits de l'ultra fast-fashion est assortie d'un malus pouvant atteindre 50 % de leur prix, dans la limite de 12 euros par produit en 2026.

Le défi Familles en transition écologique

Pour passer de l'intention à la pratique, Paris Est Marne & Bois organise, en partenariat avec une structure spécialisée, un défi d'abord lancé en 2019 sous le nom « Familles zéro déchet », devenu « Familles en transition écologique ». Pendant quatre mois, les participants :

Le territoire diffuse aussi un guide de 52 pages, « Le zéro déchet : passez à l'action ! », avec des conseils contre le gaspillage alimentaire, des recettes de produits faits maison, un calendrier des fruits et légumes de saison et un volet pour les enfants. Les inscriptions se font depuis la page du défi.

Réemploi et transition : le lien

Faire circuler les objets plutôt que les jeter est l'un des gestes les plus directs de la transition : il économise des matières premières et de l'énergie, et il crée des occasions de rencontre. Les groupes de transition organisent souvent des gratiferias (marchés gratuits), des trocs de vêtements ou de livres, en complément des ressourceries. Les déchets alimentaires, eux, relèvent d'une autre filière : voir notre article sur le compost collectif.

Sources