Le mouvement de la transition

Les collectifs de transition dans le Val-de-Marne : réseau départemental et associations locales

Le mouvement de la transition · Publié le 2026-10-27

Carte postale ancienne : place animée au Perreux, tramways, passants et pont ferroviaire au-dessus de la place
« Le Perreux – Place de la République et le pont de Mulhouse », carte postale ancienne éditée par E. Faciolle au Perreux. Domaine public.

Le mouvement des villes en transition ne se résume pas à une association par commune. Dans le Val-de-Marne, il prend la forme d'un réseau : une association départementale, des collectifs communaux qui naissent, se transforment ou s'arrêtent, et des dispositifs publics qui reprennent une partie de leurs idées. Ce tour d'horizon s'appuie sur les annonces publiées au Journal officiel des associations et sur les pages des collectivités. Il ne prétend pas être exhaustif : beaucoup de groupes fonctionnent sans statut et n'apparaissent dans aucun registre.

Un réseau départemental depuis 2015

L'annonce de création de l'association Val-de-Marne en Transition (VDMT) a été publiée au Journal officiel le 15 août 2015, avec un siège à Sucy-en-Brie. Son objet, tel que publié, est de représenter sur le département les initiatives locales de transition. Sur sa page de collecte en ligne, l'association se décrit comme un regroupement « translocal » d'initiatives du Val-de-Marne, gérée collectivement par environ sept initiatives locales, et indique faire le lien avec le niveau régional, Transition Paris Île-de-France, et le réseau national.

Ce fonctionnement en réseau est typique du mouvement : plutôt qu'une structure centrale qui dirige, une association légère qui relie, mutualise des outils (agenda partagé, site, assurance, formation) et représente les groupes auprès des partenaires. Val-de-Marne en Transition publie aussi des missions de bénévolat sur la plateforme publique JeVeuxAider.gouv.fr, par exemple pour cartographier les associations de transition écologique du département.

Des collectifs communaux déclarés au Journal officiel

Les annonces du Journal officiel permettent de repérer quelques associations communales dont le nom ou l'objet se réfère explicitement à la transition. En voici plusieurs, situées dans l'est du département, avec la date de publication de leur création :

Association (titre publié)Commune du siègeCréation publiée le
Association La Fontaine pour la transition éco-responsableChampigny-sur-Marne1er décembre 2018
Transitions nogentaisesNogent-sur-Marne1er août 2020
Villiers-sur-Marne en TransitionVilliers-sur-Marne5 septembre 2020

Leurs objets publiés se ressemblent : coordonner et impulser des actions citoyennes, écologiques et solidaires à Champigny ; favoriser une dynamique locale, citoyenne et démocratique pour sensibiliser à la transition à Nogent ; promouvoir l'écologie et préserver la biodiversité à Villiers. Le Journal officiel enregistre aussi des fins d'activité : un collectif « Sucy en Transition » a ainsi fait l'objet d'une annonce de dissolution en 2014, peu avant la création de l'association départementale dans la même commune. Une annonce de création ne dit rien de l'activité actuelle d'une association : pour savoir si un groupe est toujours actif, il faut consulter ses propres canaux ou l'annuaire associatif de la commune.

Les règles de déclaration, de publication et de dissolution sont expliquées dans notre article sur la création d'un collectif citoyen.

Un échelon régional

Entre le département et le réseau national, il existe aussi un échelon régional : Transition Paris Île-de-France, auquel Val-de-Marne en Transition dit faire le lien. Sur la carte de Transition Network, les groupes franciliens sont d'ailleurs rattachés à un pôle (« hub ») Paris Île-de-France. Ce découpage n'a rien d'administratif : il sert surtout à organiser des rencontres, des formations et des échanges entre groupes voisins, qui partagent souvent les mêmes interlocuteurs, comme les intercommunalités ou les syndicats de rivière.

Quand une collectivité reprend l'idée : le défi Familles en transition écologique

Les idées du mouvement circulent aussi dans les politiques publiques. Le territoire Paris Est Marne & Bois, qui regroupe treize communes de Vincennes à Villiers-sur-Marne, organise depuis 2019 sur l'ensemble de ses communes un défi d'abord appelé « Familles zéro déchet », devenu le défi « Familles en transition écologique ». Selon la page du territoire, il accompagne pendant quatre mois des habitants volontaires, avec des ateliers sur l'alimentation, la consommation, l'empreinte du logement, le numérique et la mobilité, en plus du tri, du compostage et du réemploi, et des visites de sites de traitement des déchets, de réparation ou de réemploi.

Le défi se déroule en trois étapes : estimer son impact environnemental et sa production de déchets, le réduire grâce aux ateliers, puis mesurer les résultats en fin de défi. Le territoire diffuse aussi un guide de 52 pages, « Le zéro déchet : passez à l'action ! », téléchargeable sur son site, avec un annuaire d'adresses locales.

Ce que font les groupes, concrètement

D'un collectif à l'autre, les activités se recoupent largement. On retrouve :

Ces formats sont détaillés dans la rubrique Faire ensemble du site. Ils doivent beaucoup aux idées présentées dans notre article sur les origines du mouvement.

Trouver un groupe près de chez soi

  1. La carte de Transition Network, le réseau international, recense des groupes, dont plusieurs dans l'est parisien, avec leur localisation et leurs coordonnées publiques.
  2. Le site du réseau français, entransition.fr, tient une liste des villes et territoires en transition.
  3. L'annuaire des associations de votre commune, publié par la plupart des mairies du Val-de-Marne, et le forum des associations de septembre.
  4. Les plateformes de bénévolat, comme JeVeuxAider.gouv.fr, où les associations publient des missions ponctuelles.

Si aucun groupe n'existe dans votre quartier, rien n'empêche d'en lancer un, éventuellement en commençant par une seule activité. Les réseaux départementaux existent précisément pour accompagner ces débuts.

Sources